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"Ma cavale", le livre très attendu de Cesare Battisti

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L’ex-activiste italien y raconte sa fuite depuis août 2004 et rejette toute implication dans les meurtres pour lesquels il a été condamné à la réclusion à perpétuité en Italie.

D’emblée,

Battisti affirme qu’il n’a "jamais tué".

"Je suis coupable, comme je l’ai dit souvent, d’avoir participé à un groupe armé subversif et d’avoir porté des armes. Je n’ai jamais tiré sur personne", écrit-il.

Selon lui, sa condamnation en Italie repose sur le "faux témoignage" d’un repenti, Pietro Mutti, l’un des chefs de l’organisation d’extrême-gauche des "Prolétaires armés pour le communisme" (PAC), à laquelle il appartenait.

-  Recours devant la CEDH

Cesare Battisti, 50 ans, a été condamné par coutumace à perpétuité en 1993 en Italie, pour quatre "homicides aggravés" commis en 1978-1979. Après une première cavale au Mexique, il se réfugie en France en 1991, où il obtient le statut de réfugié politique. Il entame une carrière d’auteur de romans policiers et travaille en même temps comme gardien d’immeuble dans le IXe arrondissement de Paris.

Mais en février 2004, il est arrêté par les autorités françaises à la demande de la justice italienne qui réclame son extradition. Il est écroué plusieurs semaines avant d’être remis en liberté. Il reçoit alors le soutien d’écrivains français et de militants de gauche. En août 2004, Battisti panique et passe dans la clandestinité. Il est introuvable depuis.

Le 23 octobre 2004, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin signe le décret rendant possible son extradition dès son éventuelle arrestation. Les avocats du fugitif ont depuis déposé un recours contre ce décret devant la Cour européenne des droits de l’homme.

-  Préface de BHL

Dans la seconde partie de son livre intitulée "Journal d’un chien errant", il évoque sa clandestinité sans donner d’éléments précis sur son itinéraire.

"Ma cavale" est préfacé par Bernard-Henri Lévy, qui revient sur la période des "années de plomb" en Italie (1970-1980), marquée par des dizaines d’attentats terroristes. Pour BHL, la France ne peut pas revenir sur la promesse faite en 1985 par François Mitterrand aux anciens activistes italiens qu’ils ne seraient pas inquiétés s’ils abandonnaient la "lutte armée".

La romancière Fred Vargas, à la tête du mouvement de soutien à Battisti, écrit la postface.

La publication du témoignage d’une personne en fuite est exceptionnelle. "Si je raconte ma cavale, c’est par pure nécessité. C’est mon unique moyen de tenir le coup", écrit Cesare Battisti.

sources :
-  nouvel-observateur
-  bellaciao

Lire également :
-  Cesare BATTISTI : les repentis chantent faux de Franca Maï



Publié le 29 avril 2006  par torpedo


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