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e-torpedo-le webzine sans barbelés
Elections Présidentielles 2007 :
J-3 de FrancemoinsJ

19 avril 2007

par torpedo

J-3 : messieurs les censeurs, bonjour !

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Et hop ! encore un innocent articolet à la trappe ! Les "mots doux" d’hier ont eu l’air d’indigner. Note, je m’y attendais un peu, et c’est précisément ce que j’osais suggérer : on a le droit de répéter partout que le candidat du Danger Fasciste, alias Nicolas Sarkozy (je précise, parce qu’il paraît qu’on en a deux maintenant) exige des journalistes qu’ils lui "taillent des pipes", mais pas celui de se demander ce qu’il serait advenu de qui aurait osé dire que la candidate Participative avait pu dégager quelqu’un qui aurait refusé de lui "bouffer la chatte". Mauvaise remarque, cher FrancemoinsJ ! Cet article-là ne sera relayé par aucun des blogs qui vous relaient d’habitude ! C’est comme ça.

Je me demande bêtement ce qui a tant déplu sur le fond : que je souligne que le Leader Minimo n’était peut-être pas si facho qu’on le répète ? que je suggère que personne ne se permettrait de dire de telles horreurs de la Persécutée du Sexisme ? Ou alors, simplement que tailler des pipes est un comportement plus admissible que bouffer des chattes ?

-  Serge Rivron

J-3 : votez futile

D’après le Baromètre Politique Français (BPF) mis en place par le Cevipof (le très sérieux Centre de recherche sur la vie politique française) un électeur sur huit serait encore prêt à changer de camp ! Et ceux de gauche, six fois plus nombreux à imaginer convoler en secondes noces vers la droite, que ceux de droite vers la gauche.

L’hypothèse inverse (la droite vers la gauche) ne signifierait pas un report automatique des voix de droite sur Ségolène Royal, loin de là. On comprend dès lors les appels incessants de François Hollande à un vote "utile", dans un contexte où l’éparpillement est signalé dans son propre camp. Devant la montée de tous ces "infidèles" (c’est ainsi qu’on baptise en langage de chercheur, les affectés de valse hésitation), qu’ils soient gaucho-bayrouistes ou gaucho-sarkozystes, on ne peut que se résoudre à l’évidence : les transfuges seront la clé du scrutin. On nous dit qu’ils sont plus nombreux à gauche : il ne reste plus qu’à conclure ! Si on tire les conséquences logiques de ces propos, les dés sont jetés dans un drap lui-même plié.

A écouter ces professionnels de la politique, il faudrait croire aussi que la gauche toutes taxes comprises ferait seulement 40%.

Pour un peu, devant cette logique implacable, il ne nous resterait plus qu’à voter futile ou en tout cas insouciant ! Seulement voilà, la logique disait Kafka dans une belle phrase un peu oubliée du Procès, "la logique a beau être inébranlable, elle ne résiste pas à un homme qui veut vivre". Dans le silence de l’urne après les délires collectifs, le Français est sérieux face à son bulletin de vote.

Jean-Laurent Poli

-  source : FrancemoinsJ

torpedo