Retour au format normal


e-torpedo-le webzine sans barbelés
Elections Législatives 8 ème circonscription du Rhône :
Ma campagne au jour le jour

31 mai 2007

par Serge Rivron

ma campagne au jour le jour (extrait)

(JPEG)




Illustration Rozor

Mercredi 30 mai à 19 heures

Je me suis donc rendu au fameux débat (voir ci-après, la chronologie de ce post étant volontairement inversée) organisé par Le Progrès sur la circonscription.

Nous étions 9 candidats, la représentante des Verts s’étant excusée parce qu’elle est sur le point d’accoucher ! (quelle drôle d’idée de se présenter à des élections dans un pareil moment). Il y avait environ 200 personnes dans la salle, beaucoup de militants évidemment.

Le journaliste chef m’avait installé au centre : "comme je ne savais pas où vous mettre, vous êtes à la table des gens de gauche, et j’ai mis l’autre centriste à la table des gens de droite".

Fut-ce un hasard ?

Les deux micros à ma table marchaient mal, rendant difficilement audibles nos propos, mais nous ne l’avons su que bien tard. Pour "s’excuser", le journaliste après m’avoir expliqué que c’était parce que nous maîtrisions mal la technique du parler dans un micro directionnel, m’a ensuite dit humoristiquement : de toute façon, s’il y a eu "sabotage", il faut vous en prendre au maire de L’Arbresle, ce sont ses micros !" (précision : le Maire de l’Arbresle est élu PS, et on n’imagine pas vraiment qu’il ait voulu rendre inaudible sa candidate).

A part ce problème technique, il semble que j’ai réussi à crédibiliser ma candidature. J’ai même eu l’honneur d’être cité plusieurs fois par mes rivaux principaux, dans un débat dont les questions (préparées et posées par deux journalistes du Progrès) étaient évidemment beaucoup plus en rapport avec les enjeux locaux qu’avec ceux d’une élection législative - c’est hélas la loi du genre que de mélanger ainsi les genres.

Lorsque, le 14 mai dernier, me demandant si j’irais au bout de ma candidature, j’évoquais la censure inévitable des journaux locaux (je pensais très fort au Progrès), je ne savais pas combien je voyais juste. Car de cette prestation d’hier soir, qui m’a permis de faire la connaissance de nombreux militants d’autres candidats venus me féliciter chaleureusement à la fin, rien ne transparaît ce jeudi dans la grande page que le quotidien consacre à ce débat. Si l’on me cite ici ou là, c’est presque toujours sur des points accessoires et mal retranscrits, et la photo choisie pour mon portrait, sur les 30 ou 40 qui ont été shootées, me présente sous un jour cradingue et pathétique. Le chapô du journaliste prend bien soin de ne situer la campagne dans cette circonscription que sur fond de politicaillerie départementale, appelant même le président UDF du Conseil Général Michel Mercier (trésorier de campagne de Bayrou) à la rescousse de l’UDF du coin. Minable.

En conclusion, je ne peux que reprendre ici le passage de mon blog du 14 mai : (...) comme tous les partis sont maqués ici ou là avec un important de la libre presse locale, ton accès à toi aux média, il a des chances d’être limité au minimum syndical - et en plus, comme tu le réclames à cor et à cri à longueur de temps, pour bien te faire voir que les journalistes sont souverains, tu peux compter sur eux pour ne pas chercher à faire dans la connivence en rapportant les rares propos de toi qu’ils vont rapporter ! Ah ! ça ! Aux autres candidats le ton de l’objectivité, le traitement "neutre", respectueux des formes...

Pour en savoir plus sur le candidat Quichotte :

site officiel

Serge Rivron