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Tous à Versailles le 4 février 2008

19 décembre 2007

par torpedo




Tous pour un referendum
envoyé par HumaWebTV





TOUSAVERSAILLES

RESPECTEZ LA SOUVERAINETE DU PEUPLE NON A LA RATIFICATION DU TRAITE EUROPEEN PAR LE CONGRES FRANCAIS ! OUI AU REFERENDUM !

Le Président de la République a manifestement décidé de fouler aux pieds les principes républicains qui servent de base à notre démocratie depuis 1789.

En imposant un Traité européen « Bis », puis, en en le soumettant au Congrès, et non au référendum, il viole la souveraineté du peuple français, notre souveraineté, à deux reprises.

Il parachève ainsi ce qui est plus qu’un « coup de force » :

un véritable coup d’Etat.

D’abord, il fait revenir « par la fenêtre » un traité européen libéral furieusement semblable à celui que les Français avaient sorti « par la porte » le 29 mai 2005.

Sur le fond, sur les objectifs et sur les moyens (toujours plus d’Europe libérale, toujours plus de puissance aux marchés et aux multinationales, toujours moins de droits et de pouvoirs pour l’Humain et les travailleurs...) ce Traité, improprement qualifié de « mini Traité », est exactement le même que celui que les Français et les Hollandais ont rejeté en 2005.

Ensuite, il compte faire adopter ce texte, jumeau en tous points, non en le soumettant à nouveau aux citoyens par la voie du référendum, mais en le soumettant aux sénateurs et aux députés assemblés en Congrès à Versailles le 4 février 2008.

En d’autres termes, il entend opposer à une décision adoptée selon le principe de la démocratie directe (qu’y a -t-il de plus direct que la loi issue du référendum ?), une décision qui sera adoptée par la voie de la démocratie représentative, et donc, indirecte.

Son élection au suffrage universel ne lui donne pas ce droit, contrairement à ce qu’il avance.

Le 6 mai 2007, les Français ont voté, dans le cadre d’une Constitution (celle du 4 octobre 1958 fondant la Vème République) pour élire un Président de la République, et non pour un tyran qui cumulerait tous les pouvoirs en sa main !

Son élection, même au suffrage universel, ne change pas sa nature ni ses pouvoirs : le Président de la République est le chef de l’Exécutif (qu’il partage avec le Gouvernement) et doit donc « exécuter ».

Le pouvoir Législatif fondamental reste entre nos mains et entre celles de l’Assemblée et du Sénat.

Ensuite, en démocratie, on ne peut pas mépriser la minorité, surtout lorsque celle ci représente quand même au bas mot 47 % des votants, les ¾ des régions et plus d’un tiers des assemblées.

Même Jacques Chirac, également candidat UMP, avait compris cela et appliqué, en 2005, les principes républicains !

Or, la plupart des sénateurs et députés français, pour des raisons diverses, bonnes ou mauvaises, ont, à de rares exceptions , accepté de se faire les complices de ce double viol et l’ont déjà annoncé publiquement.

C’est une chose que nous ne pouvons admettre.

Les élus français sont l’émanation de la Nation. C’est la Nation qui les constitue et non l’inverse.

La Nation, c’est NOUS.

Oui, les élus viennent et tiennent leurs pouvoirs et leurs droits de NOUS, les petits citoyens, uniquement parce que le nombre nous a obligés à leur déléguer, temporairement et sous conditions, notre souveraineté.

Alors que la plupart des députés et des sénateurs s’apprête à nous traiter comme des enfants inconsistant et volages,

Alors qu’ils prétendent nous dire , une fois de plus, ce qui est « bon » pour nous, même si nous n’en voulons pas,

Alors qu’ils s’apprêtent à substituer sans honte leurs désirs à notre volonté,

il s’agit pour les citoyens, les républicains, les sans culotte que nous sommes, de rappeler fermement à nos délégués, que c’est à Versailles qu’on aboli la monarchie et qu’on fit naître la République.

De notre position ferme et inflexible sur la défense de nos droits fondamentaux et de nos libertés publiques ce 4 février 2008 découlera tout ce que nous pourrons faire ou ne pas faire ensuite, en terme de combats sociaux, politiques, juridiques, humanitaires et ce, quels que soient nos engagements partisans !

Ce ne sont pas que des mots, ce sont des réalités.

Si nous cédons ici sans dire un mot , c’en est fait de nous et de l’avenir de nos enfants pour un certain temps.

Un peuple qui se laisse violer de la sorte sans protester est au bord des fers.

Si nous cédons ici sans dire un mot, nous ne serons plus cette force redoutable qui sait se faire respecter quand il le faut, mais un vulgaire troupeau que n’importe quelles mains dirigeront selon leur bon vouloir.

Nous sommes assez adultes pour travailler, payer des impôts, élire des représentants, respecter les lois... ?

Et bien, nous le sommes aussi assez pour savoir que le 29 mai 2005, nous n’avons pas pris notre décision à la légère, mais en conscience, au terme d’une intense campagne d’information et de nombreux débats publics.

Nous sommes assez responsables pour savoir que nul corps constitué, ni Président de la République, ni député, ni ministre, ne peut prétendre nous disputer notre Pouvoir.

Le 29 mai 2005 nous avons déjà voté « NON » à l’Europe libérale.

Nous devons défendre ce « NON » et rappeler à nos représentants que la vie d’une loi ne s’arrête pas avec les élections qui changent les majorités.

Députés, Sénateurs, RESPECTEZ NOTRE « NON ».

Ce que nous avons décidé et voté alors, nous le déciderons et nous le voterons à nouveau.

Le Président de la République ayant cru utile de signer ce Traité en compagnie de ses 26 autres collègues européens, il faut maintenant le ratifier.

Aussi,

-  Nous exigeons du Congrès qu’il remette ce pouvoir de ratification entre nos seules mains.

-  Nous exigeons que cette ratification ne puisse avoir lieu, le cas échéant, qu’à l’issue d’un référendum, au terme d’une véritable campagne d’information citoyenne, comme en 2005.

C’est pour cela que nous vous appelons, amis, citoyens, camarades, à manifester à Versailles le 4 février 2008, au moment où le Congrès sera réuni, pour faire entendre nos voix unies.

Attention, il n’y aura pas de « second coup ». L’Histoire ne repasse pas les plats.

« Nous sommes les sans culotte et la racaille » !

TOUTES ET TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008

source : Le blog de la Louve

-  Petit rappel historique

Les "sans-culottes"

Personnages emblématiques de la Révolution française, protagonistes par excellence des journées révolutionnaires[1], figures des ’patriotes vertueux’, les sans-culottes sont des révolutionnaires issus de la partie modeste et laborieuse du peuple. Si les sans-culottes tendent à se distinguer, par leur attitude et leurs revendications du reste du personnel révolutionnaire, les historiens ont témoigné des difficultés à leur donner une identité sociale homogène : bien que le sans-culotte soit issu du milieu de la boutique et des structures modestes de production artisanale, il ne définit pas une ’classe’ économique en tant que telle.

S’il est délicat de lui attribuer un ensemble de conceptions politiques cohérentes, les revendications spécifiquement sans-culottes sont généralement liées au problème des subsistances, c’est-à-dire aux pénuries alimentaires et à l’augmentation des produits de consommation. « ...la faim a constitué le ciment de catégories aussi diverses que l’artisan, le boutiquier, l’ouvrier, qu’un intérêt commun coalisait contre le gros marchand, l’entrepreneur, l’accapareur noble ou bourgeois. »[2]

L’épithète "sans-culotte", qui était à l’origine synonyme de « canaille », désignant à la fois « la pauvreté », « la bestialité », et « l’inculture »[3], s’est chargé d’une signification radicalement nouvelle et positive au cours de la révolution française.

Extrait : Wikipédia

TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008

Source et informations sur le blog : tousaversaillesle4fevrier2008

source Bellaciao

torpedo