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Sarko : le retour d’Au Théâtre ce soir sur TF1

26 janvier 2010

par Jean-Laurent Poli

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ILLUSTRATION ROZOR

Embrassons-nous Folleville

TF1 en quête du prix de l’humour politique

Ah ce que cela fait du bien de rire un peu ! Il y avait encore une bonne comédie sur TF1 hier soir ! Après" la Disparition" de Peillon mis en scène par Arlette Chabot , saluons le retour d’Au Théâtre ce soir avec Pernaud et Nicolas Sarkozy dans le délicat exercice de contre-emploi (il interprétait un Président de la République). Finis les stand up on revient au théâtre de Papa. Les décors sont de Roger Hard ,les costumes de Carla Bruni.

A mourir.

La scène se passe sur un plateau de télévision sur lequel on a disposé des chaises. Les invités (on apprend par la suite que ce sont des "représentants de la nation") s’installent comme dans une réunion d’alcooliques en cercle autour du personnage principal, homme au charisme certain mais un peu éteint. Jean-Pierre incarne un journaliste objectif et accrocheur qui va défendre le menu peuple (car on s’aperçoit assez vite que les personnages réunis ici en quête d’auteur sont des français à peine moyens, des lecteurs de Télé 7 jours, des joueurs de loto, des spectateurs de Drucker. )

Le " Président" fait un bilan de son action.

Au début , il paraît humble et mesuré mais tout le monde sent bien qu’il ment comme un arracheur de dents. Alors, le petit peuple par l’intermédiaire d’un de ses représentants (tout droit sorti d’un conte de fées stalinien ) l’envoie droit dans les cordes à la surprise des journalistes rassemblés qui trouvent le syndicaliste très bon et le portent très haut dans les médias du lendemain. C’est à hurler de rire. On croit que c’est fini mais non...Le "faux Président" renverse la situation comme un Knock de première bourre.

Peter Greeneway envisage de faire une adaptation qui s’appelera :le cégétiste offusqué, l’aigrefin et le peuple médusé..

Quand le monde est si tragiquement drôle on se demande à quoi bon écrire des fictions...



(Re) découvrir la fameuse galerie ROZOR

Jean-Laurent Poli